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Les relevés effectués par
des membres de SOS Marque, dimanche, sont inquiétants : en douze heures,
il est tombé entre 25 et 30 millimètres d’eau et le niveau de la Marque
est monté de 80 centimètres au pont d’Hélin, à Ennevelin, pour atteindre
1,60 mètres. Pourtant, si l’un des membres de l’association compare les
procédures administratives à « du millefeuille » pour dénoncer la
lenteur des actions de lutte contre les inondations et pour demander la
nomination d’un «chef de projet», force est de constater qu’entre SOS
Marque et les élus, on s’écoute et on commence à travailler ensemble,
les élus de la communauté de communes du pays de Pévèle (CCPP)
souhaitant que l’association soit associée aux travaux.
Une réunion avait lieu, mercredi matin, à la mairie d’Ennevelin, avec le
président de la CCPP, Luc Monnet, et trois représentants de SOS Marque,
Daniel Jolivel, Roland Laroye et André Leblanc. Daniel Devendeville,
vice-président de la CCPP et maire d’Ennevelin, en a profité pour
détailler les initiatives relancées ou prises ces derniers mois, afin
d’améliorer l’écoulement des eaux. |
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Problème évité ?
Dès que la CCPP a repris la compétence en matière de cours d’eaux non
domaniaux, l’été dernier, la dernière tranche de curage prévue dans le
cadre du contrat de rivière (entre Ennevelin et Péronne) a été
actualisée au plan technique. Le conseil général et la Direction
régionale des espaces naturels (Diren) y participeront financièrement.
L’agence de l’eau décidera ou non de subventionner ces travaux en mars
et la Région pourrait également verser une aide. Les travaux pourraient
commencer au second semestre. Plus rapidement (la CCPP est intervenue
seule, pour un coût de 300 000 F qui n’obligeait pas à avoir recours à
la procédure des appels d’offres), le lit et les berges de la rivière
ont été nettoyés cet automne, grâce aux relevés de SOS Marque. «Si nous
ne l’avions pas fait, nous aurions sûrement eu des problèmes dimanche
après-midi », explique D. Devendeville. Quant au coup de colère du maire
de Tourmignies, laissé, selon lui, à l’écart, il reposerait sur un
malentendu : « On ne pouvait pas tout faire tout de suite, en
particulier s’occuper de la défense des berges. Pour agir vite il
fallait que le chantier ne prenne pas trop d’ampleur...» Un «moine»,
sorte de barrage mobile, a également été posé à l’Attargette, en bordure
de la forêt de Phalempin pour un coût qui a été pris en charge à 70 %
par la CCPP et à 30 % par l’Office national des forêts.
Porteurs du projet
Reste l’essentiel, le plus onéreux et le plus long : les aménagements
hydrauliques durables et la gestion, à moyen et long terme, de la
rivière et de son environnement. Chacun, évidemment, a sa petite idée
sur le sujet. Toutefois, souligne D. Devendeville: «Même si on fait la
somme du bon sens de chacun, on n’arrivera pas à une solution
raisonnable.»
Conclusion : comme cela se fait depuis des années avec les riverains de
l’aval, il faut travailler à l’échelle du bassin versant. D’où la
nécessité de prévoir des études sur la partie amont en conditionnant
leur réalisation au respect d’un cahier des charges strict. Des
recommandations qui feront l’objet d’une ultime mise au point lors d’une
réunion entre élus et techniciens début février. Ce après quoi, espère
le vice-président de la CCPP, les premières actions sur le terrain
pourraient être mises en oeuvre fin 2002.
«La communauté de communes continuera à travailler pour les 19 villages
qui la composent, conclut Luc Monnet. Nous avons les moyens d’être
porteurs de ce projet sur la Marque.» Même si les procédures demandent
du temps. Ainsi, l’idée de curer un étang privé, à Tourmignies, pour en
faire un bassin tampon, nécessiterait une déclaration d’utilité
publique. Et donc rien de visible sur le terrain avant environ un an... |