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A la veille du premier
tour des élections présidentielles, le maire de Phalempin a réuni ceux
de ses administrés qui ont subi l’inondation de décembre 2000, afin de
faire le point avec eux sur les démarches qu’il va entreprendre devant
le tribunal administratif. La commission interministérielle chargée
d’examiner ce dossier en appel a, en effet, refusé d’accorder à la
commune l’état de catastrophe naturelle qui aurait permis aux victimes
de la deuxième crue de la Naviette d’être convenablement indemnisées.
C’était, on s’en souvient, la seconde crue de cette année-là («La Voix»
du vendredi 12 avril). Soixante logements, étaient envahis par les eaux
de la Naviette déchaînée. Certains, pour la deuxième fois en moins de
six mois. Une vingtaine d’entre eux se sont réunis, samedi matin, à la
mairie. |
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A la veille du premier
tour des élections présidentielles, le maire de Phalempin a réuni ceux
de ses administrés qui ont subi l’inondation de décembre 2000, afin de
faire le point avec eux sur les démarches qu’il va entreprendre devant
le tribunal administratif. La commission interministérielle chargée
d’examiner ce dossier en appel a, en effet, refusé d’accorder à la
commune l’état de catastrophe naturelle qui aurait permis aux victimes
de la deuxième crue de la Naviette d’être convenablement indemnisées.
C’était, on s’en souvient, la seconde crue de cette année-là («La Voix»
du vendredi 12 avril). Soixante logements, étaient envahis par les eaux
de la Naviette déchaînée. Certains, pour la deuxième fois en moins de
six mois. Une vingtaine d’entre eux se sont réunis, samedi matin, à la
mairie.
Bien placé pour suivre un tel dossier, puisqu’il fait partie de la
commission parlementaire chargée d’enquêter sur les inondations de la
Somme, le député-maire de Phalempin a expliqué à son auditoire qu’il
avait décidé, en accord avec la municipalité, de porter l’affaire devant
le tribunal administratif, seule instance désormais susceptible de
rétablir ce qui, à ses yeux, est une incompréhensible injustice. «Phalempin
s’est trouvé au centre d’une zone affectée par les précipitations les
plus importantes jamais enregistrées par la station météo de Lesquin,
alors que les sols étaient gorgés d’eau et tous les exutoires, de la
Marque à la Deûle, totalement saturés. Pourquoi l’état de catastrophe
naturel a-t-il été reconnu à Attiches, Tourmignies et Pont-à-Marcq, et
pas chez nous?» s’interroge Thierry Lazaro.
Les conclusions de la commission s’appuient sur des rapports
contradictoires de la météo et du BRGM (Bureau de recherches géologiques
et minières) selon lesquels il aurait moins plu sur Phalempin que sur
les villages environnants et la remontée de la nappe phréatique ne
serait pas en cause. Seclin et Wahagnies ont également été exclues par
la commission interministérielle. Pourquoi? Mystère! C’est pourquoi le
maire de Phalempin envisage de se rapprocher de ses collègues, d’autant
que le Sivu, dont la vocation est de défendre l’environnement des
communes adhérentes, est présidé par le maire de Seclin, Jean-Claude
Willem. Les Phalempinois sinistrés sont d’autant plus amers qu’ils ne se
sentent toujours pas en sécurité, malgré les nombreux travaux réalisés
aussitôt après la catastrophe de juillet 2000, pour tenter d’éviter que
cela recommence. Ils ont bien failli vivre un nouveau cauchemar, le 1er
janvier dernier et gardent un oeil inquiet sur la Naviette, dès qu’il
pleut un peu trop fort, ou un peu trop longtemps.
Au-delà du souci de leur indemnisation, beaucoup restent mobilisés pour
qu’une véritable politique de prévention soit mise en oeuvre. Après le
curage de la Naviette et l’inspection de sa partie canalisée, trois «
moines » ont été installés pour réguler l’eau qui s’accumule dans les
étangs de la forêt. Mais il reste beaucoup à faire : un bassin de
rétention à proximité de l’autoroute (qui demandera un investissement
d’au moins 610 000€ (4 MF) et une zone tampon près de la forêt sont à
l’étude et en attente de financement. La municipalité s’est engagée à
soutenir les sinistrés qui rencontreraient des difficultés, après avoir
étudié individuellement leurs dossiers d’indemnisation. Des rendez-vous
sont pris, avec des avocats, pour entamer la procédure, et avec des élus
belges, pour étudier les financements européens qui doivent être
transfrontaliers.
Un représentant de
SOS Marque a proposé à l’assemblée les services de son association.
Il a encouragé les sinistrés à s’unir pour demander réparation, comme
ceux de la Somme, réunis au sein de l’Unavic, qui demandent la création
d’un ministère des inondations. |