| LE mélantois |
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| Dimanche 4 et lundi 5 mars 2001 | ||||
| Pont-à-Marcq | ||||
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Après
les inondations de l’été et de l’hiver, SOS Marque a réuni élus
et techniciens |
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Après avoir eu
les pieds dans l’eau, suite aux débordements répétés de la Marque,
les responsables de SOS Marque gardent un certain sens de l’humour.
Pour défendre leur projet de vivre, à terme, au bord d’une rivière
aux flots maîtrisés et limpides, ils ont organisé une première réunion,
il y a une dizaine de jours, avec des élus, des décideurs, des
techniciens, des représentants d’associations, dont Nord Nature. Sur
les tables de la salle de réunion de la mairie de Pont-à-Marcq, ils
avaient disposé des bouteilles d’eau de source portant une jolie étiquette
: «Une composition unique : eau de la Marque, cuvée 2050».
Avec cette précision : «C’est suite à un
effort acharné que l’eau naturelle de la Marque est devenue propre à
la consommation. Elle est naturellement pure et s’illustre par sa
composition unique et stable en sels minéraux.» Ces riverains
seraient-ils de doux rêveurs ? Pas vraiment, puisqu’un autre flacon,
au contenu opaque, contenait, lui, de la «vraie» eau de la Marque.
D’ailleurs, en se donnant, ainsi qu’aux générations suivantes, un
demi-siècle pour réussir, ils savent qu’ils ont entrepris un
travail... au long cours. Cela ne les décourage pas, au contraire. «On
a senti une réelle volonté de concertation», témoigne André
Janssen, le président de SOS Marque, en soulignant que les représentants
des pouvoirs publics étaient face à des « sinistrés». Des
engagements ont été pris, explique, pour sa part, André Leblanc,
membre de l’association. Essentiellement, celui que la communauté de
communes de Pévèle et les villages concernés, qui ne font pas partie
de l’intercommunalité, travailleront en commun dans le cadre, par
exemple, d’un syndicat à vocation unique. Après les échéances électorales, un état des lieux sera fait et une deuxième réunion est déjà prévue, en juin. De son côté, SOS Marque, qui a réussi à s’étendre au-delà des simples limites pont-à-marcquoises, et qui compte une cinquantaine d’adhérents, continuera à recenser les points noirs sur le cours de la rivière ; à rassembler les victimes des inondations, en essayant, notamment, d’aider celles qui n’ont pas encore été indemnisées après la crue de juillet. Ultime motif de satisfaction : un peu plus d’un mois après la création de l’association, le nettoyage des berges a commencé à Pont-à-Marcq. |
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J.
B. |
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